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Compositions de Cédric F.

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 21:50
"Jérusalem, ville d'or", interprétée par Ofra Haza, une artiste israélienne, qui nous a malheureusement quittés il y a plusieurs années.
Cette version est pour moi la plus belle et la plus puissante de cette magnifique chanson. J'aurai donné beaucoup pour assister à cette performance aux décors époustouflants !

Appréciez ce temps, c'est vraiment beau...



Par Cédric FRUHINSHOLZ
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 12:32

Judéens, Samaritains, Pharisiens, Saducéens, Karaïtes, Orthodoxes, Ultra-orthodoxes… Il existe tout un éventail de courants dans le Judaïsme, certains plus connus que d’autres, et il est facile de s’emmêler les pinceaux ! Voilà alors un petit résumé des principaux courants du Judaïsme, de la Diaspora Babylonienne à nos jours.

 

L’ensemble des courants peut être classé en 3 catégories : les courants historiques, le Judaïsme rabbinique et les Karaïtes.

Il est intéressant d’ajouter avant cela une précision quant aux deux termes Ashkénazes et Sépharades. Ce ne sont pas à proprement parler des courants du Judaïsme, mais on parlera plus de branches du Judaïsme. Cette distinction date du Moyen Âge, après la destruction du Temple et de la Judée par les Romains et la dispersion massive des Juifs. Il y avait donc d’un côté les Ashkénazes, du Nord et de l’Est de l’Europe, et de l’autre les Sépharades, de la péninsule ibérique et du bassin méditerranéen. A partir de là il y a eu des dispersions de ces deux branches vers les Pays-Bas, l’Angleterre et jusqu’aux Etats-Unis. Mais leur différence est aussi grandement liturgique (notamment la prononciation des prières, etc.). Une autre branche connue est celle des Yéménites, c’est-à-dire les Juifs venant du Yémen et plus généralement de la pointe sud de la péninsule arabique.

 

 

1. Les courants historiques

 

La première division des Israélites date de la fin de l’exil en Babylone. C’est là qu’apparaissent d’un côté les Judéens (les Juifs) et de l’autre les Samaritains. Ces derniers se sont écartés de la foi de leurs Pères en y incluant des pratiques païennes assimilées pendant l’exil, en reniant la souveraineté de Jérusalem (ils se réunissent sur le Mont Garizim et y construisent leur temple à l’image de celui de Jérusalem) et en rejetant tous les livres des Prophètes, puisque selon eux, Elie est à l’origine du schisme. Leurs écrits comprennent alors le Pentateuque ainsi que le livre de Josué, auxquels ils rajoutent leurs propres « Chroniques ». Une autre grande différence est qu’ils n’acceptent pas la « Loi Orale », ni l’interprétation de la Torah telle qu’elle existait à l’époque. Il existe actuellement en Israël environ 700 Samaritains, à Holon et Naplouse.

Flavius Josèphe (37-100 ap. J-C) est un célèbre et important historien à l’époque du Second Temple. Il nous rapporte qu’il existait alors 4 « sectes juives » issues des Judéens. Les Pharisiens (scribes et spécialistes de la loi, principalement laïcs) s’opposent aux Sadducéens (Prêtres de Jérusalem) en reconnaissant entre autres leur propre tradition orale en plus du Tanakh (Ancien Testament) quand ces derniers n’acceptent que la Torah (Pentateuque). Les Pharisiens croient également en la Souveraineté de Dieu et la providence divine dans la marche du monde, la résurrection des morts, l’immortalité de l’âme et un jugement dans un « monde à venir ».

Il y avait également les Esséniens, prêtres et laïcs séparés du Temple de Jérusalem, situés sur les rives de la Mer Morte. Ce sont les plus complexes à étudier car leur groupe est très fermé, monastique, composé d’érudits, « purs entre les purs ». Leur enseignement ésotérique ne se transmet qu’aux initiés.

Il y a enfin les Zélotes, considéré comme un courant violent, car ils luttaient alors contre le pouvoir Romain. Ce sont des Juifs très pratiquants, activistes politiques qui refusent de payer l’impôt à Rome, et qui défendent la Terre d’Israël contre ses occupants.

La liste continue avec par exemple les Nazaréens, Sicaires, Boethusiens, Ebionites, Issawistes, etc.

 

 

2. Le Judaïsme Rabbinique

 

Il est issu du Judaïsme Pharisien et est considéré, à partir du IIème siècle, comme la norme. Il représente aujourd’hui le courant grandement majoritaire, même s’il est lui-même divisé en plusieurs grandes tendances. Leurs différends se situent souvent autour de la « Halakha » qui est l’ensemble des lois, sentences et prescriptions religieuses qui règlent la vie quotidienne des Juifs, ainsi que la Torah Orale (Talmud). Les « Réformés », majoritairement aux Etats-Unis, en nient l’origine divine, même s’ils acceptent qu’elle ait pu être« inspirée » par Dieu. La Halakha a donc peu d’importance face au « monde moderne », mais il leur est toutefois demandé de respecter certaines pratiques fondamentales Bibliques. Il y a ensuite les « Massorti » ou « Conservateurs », également en grande partie aux USA, qui reconnaissent au Talmud une importance et une autorité morale, mais qui ne le suivent pas aussi strictement que les Orthodoxes et Ultra-Orthodoxes.

Il y a donc enfin le Judaïsme Orthodoxe pour qui la Halakha est un concept fondamental. Selon les sociologues israéliens, les Orthodoxes, comme les Ultra-Orthodoxes, ont une pratique religieuse très stricte, mais si les premiers conservent une certaine immersion dans le monde moderne, les « ‘Haredim » (Ultra-Orthodoxes) ont eux, une forte volonté de séparatisme social (propre style vestimentaire, quartiers et institutions spécifiques, etc.). Le terme « ‘Haredim », littéralement « les trembleurs », sous-entendu « trembleurs devant Dieu » l’illustre d’ailleurs bien : ils sont « terrifiés » à l’idée de violer un seul des 613 commandements, d’où leur écart d’avec la société.

Au sein de ces derniers nous retrouvons les « ‘Hassidim » qui insistent particulièrement sur la communion joyeuse avec Dieu, en particulier par le chant et la danse (les Loubavitch, les Breslav, etc.), auxquels s’opposent  les « Mitnagdim », littéralement « opposants » qui leur reprochent leur « joie de vivre » qu’ils jugent incompatible avec l’étude de la Torah.

 

 

3. Les Karaïtes

 

Ils sont les opposants directs du Judaïsme Rabbinique. C’est un courant Scripturaire que l’on date du 8ème siècle, même si eux-mêmes déclarent remonter à l’époque du Second Temple (voire du Premier). Ils se distinguent par le rejet total de la Tradition/Loi Orale qu’ils jugent entièrement humaine et non divine. En effet leur unique référence est le Tanakh, c’est-à-dire l’Ancien Testament, et leurs lois se limitent donc à la Loi de Moïse. Une seconde différence est qu’ils pratiquent « l’exégèse personnelle », c’est-à-dire qu’ils refusent de se soumettre aux enseignements d’anciens, « sages » ou Rabbins, s’ils ne sont pas d’accord ou surtout si cela s’éloigne trop du sens évident des textes Bibliques. Il n’est donc pas forcé de se lier à un Rabbin comme guide, selon le principe du Judaïsme Rabbinique « la foi dans les Sages » (Emounat ‘hakhamim). A côté de cela, il existe des différences dans les rituels, la liturgie, le calendrier (entièrement lunaire), etc.

Ils seraient actuellement environ 30.000 dans le monde, dont 20 à 25.000 en Israël.

 

 

Mais au-delà de ces différences, il est important de relever un point commun entre ces courants d’aujourd’hui, et que nous partageons, nous chrétiens, avec eux : c’est cette même espérance que le Messie vient, qu’Il est proche et qu’Il va restaurer son Autorité sur la Terre pour nous apporter la Paix éternelle ! Amen.

Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Israël en détail
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 16:58
 

Pour chaque problème il y a une solution, et malgré les nombreuses difficultés auxquelles les chercheurs israéliens sont confrontés concernant les ressources en eau du pays, il y en a bien une là aussi, et efficace à 100%, testée et approuvée. C’est une solution ou plutôt une espérance qui vient d’en haut. Je trouve donc qu’il est important que l’on revienne à la source, c’est-à-dire la Bible, et plus précisément dans le livre du Deutéronome, parce que l’on sait que déjà à cette époque, de nombreux systèmes étaient mis en place pour récupérer et stocker le plus d’eau possible (les énormes citernes de la forteresse hérodienne de Massada par exemple).

Observons ce qu’il est écrit concernant ce bout de terre, Israël :

 

« Le pays dont tu vas entrer en possession, n’est pas comme le pays d’Egypte, d’où vous êtes sortis, où tu jetais dans les champs ta semence et les arrosais avec ton pied comme un jardin potager. Le pays que vous allez posséder est un pays de montagnes et de vallées, et qui boit les eaux de la pluie du ciel ; c’est un pays dont l’Eternel, ton Dieu, prend soin, et sur lequel l’Eternel, ton Dieu, a continuellement les yeux, du commencement à la fin de l’année. » (Deutéronome 11:11)

 

Ce n’est donc pas une surprise, la terre d’Israël n’a jamais été une terre riche en eau, autre que la « pluie du ciel », et ce sont là les paroles de Dieu Lui-même relatées par Moïse. Elle est ici comparée à l’Egypte où les nombreux affluents du Nil fournissaient une abondante quantité d’eau. La seule ressource d’eau d’Israël, suffisante pour faire vivre tout le peuple, vient donc « d’en haut ».

Qu’est-ce que cela signifie ? Que le peuple d’Israël que Dieu a appelé à vivre sur ce territoire est totalement dépendant de cette pluie pour vivre. En d’autres termes, il est dépendant de Dieu car Il est le Seul à avoir un tel contrôle sur la nature et donc sur les pluies.

 

« Si vous obéissez à mes commandements que je vous prescris aujourd’hui, si vous aimez l’Eternel, votre Dieu, et si vous le servez de tout votre cœur et de toute votre âme, je donnerai à votre pays la pluie en son temps, la pluie de la première et de l’arrière-saison, et tu recueilleras ton blé, ton moût et ton huile. Je mettrai aussi dans tes champs de l’herbe pour ton bétail, et tu mangeras et te rassasieras. » (Deutéronome 11:13-15)

 

Voilà lune des bénédictions de Dieu sur Israël. Il promet d’envoyer des averses, selon les saisons, pour permettre de bonnes et abondantes récoltes, afin que Son peuple soit « rassasié ». C’est en se tournant vers Lui Seul que les habitants du pays auront une terre fertile en tout temps.

 

« Gardez-vous de laisser séduire votre cœur, de vous détourner, de servir d’autres dieux et de vous prosterner devant eux. La colère de l’Eternel s’enflammerait alors contre vous ; il fermerait les cieux, et il n’y aurait point de pluie ; la terre ne donnerait plus ses produits, et vous péririez promptement dans le bon pays que l’Eternel vous donne. » (Deutéronome 11:16-17)

 

Voilà maintenant l’avertissement que Dieu donne si le peuple d’Israël venait à se détourner de Lui et à aller vers d’autres dieux : les cieux deviendraient hermétiques et plus rien n’en sortirait, ce qui créerait la sécheresse et la famine, et aboutirait inévitablement à la mort des habitants.

 

Dieu est un Dieu d’amour et un Dieu jaloux. Ce qu’Il demande de nous c’est une relation exclusive avec Lui. Il dit bien dans Sa Parole qu’en Lui et en Lui seul, nous avons toute chose en abondance et surabondance, et c’est Son désir pour Ses enfants que d’avoir le meilleur. Il nous donne tout ce dont nous avons besoin, pour que nous ne manquions jamais de rien, et ses promesses sont éternelles.

 

 « Et vous, enfants de Sion, soyez dans l’allégresse et réjouissez-vous en l’Eternel, votre Dieu, car il vous donnera la pluie en son temps, Il vous enverra la pluie de la première et de l’arrière–saison, comme autrefois. » (Joël 2:23)

 

La bénédiction est encore et toujours d’actualité, et là où l’eau paraît encore être un problème insoluble en Israël, à la lumière de la Bible, nous avons une espérance vivante et actuelle, et d’ailleurs, le verset qui suit est une nouvelle preuve de la bonté de Dieu et de l’accomplissement de Ses promesses.

 

« Dans les temps à venir, Jacob prendra racine, Israël poussera des fleurs et des rejetons, et il remplira le monde de ses fruits. » (Esaïe 27:6)

 

Nous voyons aujourd’hui en Israël le désert verdir, et qui d’entre vous n’a jamais mangé d’orange de Jaffa ?

 

« Et j’accomplirai le serment que j’ai fait à vos pères, de leur donner un pays où coulent le lait et le miel, comme vous le voyez aujourd’hui. –– Et je répondis : Amen, Eternel ! » (Jérémie 11:5)

Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Israël en détail
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 16:32
 

Chaque année, Israël doit faire face au problème de l’eau, et cette année plus que n’importe quelle autre depuis 80 ans. Le lac de Tibériade a atteint son « seuil de sécheresse » à tel point qu’il pourrait ne plus y a voir d’eau dans les robinets d’ici la fin de l’été.

Comme vous pouvez le constater, plus les années passent, plus cela devient inquiétant, voire critique. Cela peut s’expliquer par plusieurs raisons : le climat aride, l’insuffisance des précipitations dans la région, la mauvaise répartition géographique, la hausse de la population et des zones urbaines ainsi que de la qualité de vie des ménages, la dégradation de la qualité de l’eau…

 

Le climat en Israël est de type méditerranéen semi-aride, ce qui veut dire que les étés sont relativement longs et secs. Plus on se dirige vers le Sud et plus le climat devient désertique, avec la présence des déserts de Judée et du Sinaï. Les précipitations sont donc peu nombreuses et principalement regroupées dans la partie Nord du pays. C’est d’ailleurs là que se trouve 80% des ressources naturelles d’Israël en eau.

Malheureusement il y a un problème de répartition de ces ressources. En effet, deux tiers des besoins industriels et urbains sont concentrés dans la partie centrale du pays, et deux tiers des besoins agricoles le sont dans le Sud. Il existe pour cela un réseau national, la « Conduite Nationale d’Eau », achevée en 1967, qui groupe la majeure partie des ressources et les redistribue dans tout le pays via des canalisations géantes, des aqueducs, des tunnels, des réservoirs, des barrages et stations de pompage…

 

Le gros problème reste quand même la quantité d’eau. Israël dispose d’1,7 milliard de mètre cube d’eau par an. Proportionnellement, la France en dispose de 5,5 milliard.

Comme tout le monde le sait, la chaleur est l’ennemi de l’eau, et c’est en effet l’évaporation qui cause le plus de soucis. Il est estimé par les spécialistes que ce seul phénomène naturel cause la perte d’environ 60% de l’eau du territoire ! Prenons la Mer Morte, l’équivalent de ce qu’elle reçoit du Jourdain part « en fumée » à cause de la chaleur, et en 20 ans, sa longueur du Nord au Sud est passée de 75 à 55 km. Et il y a en Israël de nombreux bassins à ciel ouvert (réservoirs, fermes aquacoles et bassins de traitement des eaux usées…), tous subissent ce même procédé d’évaporation.

 

Cela, ajouté au manque de pluie, influe énormément sur les sources naturelles d’eau en surface et sous-terraines. Car les nappes phréatiques ont aussi leur limite et on ne peut pas y puiser indéfiniment. Plus elles se vident, plus la qualité de l’eau régresse à cause de l’augmentation du taux de salinité (intrusion d’eau de mer dans les nappes, infiltration de minéraux dissous dans l’eau d’irrigation…)

 

Il y donc d’un côté un problème de pénurie d’eau et de l’autre, de qualité de l’eau. Deux phénomènes sont mis en cause : l’augmentation du taux de sel et la concentration en nitrates causée par l’importance du développement agricole (engrais, pesticides…). Aujourd’hui, 70% des eaux usagées produites en Israël sont traîtés et sont redistribués principalement pour les cultures non-alimentaires, ce qui offre un avantage à la fois agricole, environnemental et économique. Israël a d’ailleurs été le premier pays à recycle l’eau, tellement cette ressource est précieuse, et il est également l’un des plus compétents dans le domaine du dessalement.

Mais cela a un coût et il est très élevé. Il inclut le prix des nombreux traitements en usine qui nécessite une très importante quantité d’énergie électrique ainsi que le prix de la « Recherche et Développement » faite pour améliorer les performances actuelles. Les idées et projets d’amélioration sont nombreux, tous ne sont pas efficaces et d’autres impossibles à réaliser sur place ou à grande échelle, mais ça avance, et peu à peu de nouvelles portes s’ouvrent qui permettent finalement d’augmenter les ressources en eau du pays.

 

Le plus gros volume d’eau est utilisé pour l’agriculture, à cause du climat. Et cela a amené à l’une des plus grandes innovations agro-technologiques actuelles qui est l’irrigation au goutte-à-goutte. C’est un système que l’on retrouve maintenant dans le monde entier, qui permet d’arroser à la racine même de la plante et ainsi à la fois, d’avoir une meilleure gestion de l’arrosage et d’éviter des pertes par l’évaporation. Grâce à cela, 95% de la quantité d’eau fournie est absorbée par la plante, ce qui est très satisfaisant (45% pour l’irrigation en surface, 75% par aspersion). Cette méthode est appelée en hébreu « tif-touf », et c’est cela qui a permis à Israël de faire reverdir le désert ! On peut voir cela comme un pied-de-nez d’Israël au monde, car alors qu’il avait cantonné les Juifs dans les professions libérales (rappelons-nous que les Juifs en diaspora n’avaient pas le droit d’être propriétaires terriens), les Israéliens sont devenus des spécialistes de l’agriculture, à tel point que ce sont eux qui viennent apporter leur aide aux pays semi-arides et désertiques afin d’y développer ces techniques. Les pays développés en profitent également beaucoup et cela représente pour Israël un revenu par l’exportation de plusieurs centaines de millions de dollars par an.

 

Pour en revenir à l’irrigation des cultures, il est important d’ajouter qu’Israël est l’un des seuls pays à utiliser de l’eau salée pour faire pousser les plantes. D’aucuns diront que cette découverte a été accidentelle, mais je dirais plutôt qu’elle fut providentielle. Cela peut sembler fou, mais grâce à cela, aujourd’hui, des vignes, des vergers, des cultures de légumes et plus encore sont irrigués avec de l’eau salée que l’on trouve notamment dans les nappes souterraines du désert du Néguev. C’est dans ces petites choses que l’on peut voir la main de Dieu sur cette terre.

 

Enfin, on ne peut pas ne pas parler du KKL et du miracle qu’ils ont réussi à accomplir. Le pays qui en 1948 était un désert est maintenant couvert de forêts. Ils sont plantés un par un, souvent offerts par les gens du monde entier désireux de participer à ce miracle. De 1517 à 1917, lorsque l’Empire Ottoman régnait sur toute la région, les propriétés étaient alors taxées sur le nombre d’arbre. Au final, les arbres se comptaient bien sûr et logiquement sur les doigts de la main, jusqu’à ce le KKL (créé en 1901) décide d’améliorer la qualité de vie en Israël et de travailler à la lutte contre la désertification, parmi beaucoup d’autres projets. Grâce à ces nombreuses et grandes forêts maintenant présentes sur le territoire, il apparaît même que le climat est en train de changer.

 

Alors ce n’est qu’un bref résumé de la situation concernant l’eau en Israël, on pourrait encore en ajouter (technique du « rain off »…), mais on peut déjà avoir un aperçu du combat que cela représente. C’est une menace supplémentaire à laquelle Israël fait face, et même si l’on peut toujours améliorer les choses et en découvrir d’autres, on ne peut pas en créer. L’eau vient littéralement d’en haut, et c’est là qu’on trouvera une solution qui marche, sur du long terme, et sans faillir. C’est ce dont je parlerai la prochaine fois, alors préparez vos Bibles !

Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Israël en détail
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 12:53

Le 25 juin 2006, deux soldats Israéliens de Tsahal sont enlevés à la bordure de Gaza, Guilad Shalit, jeune soldat d’à peine 20 ans, franco-israélien, et Eliahou Osheri. Ce dernier avait 18 ans et les terroristes l’ont froidement exécuté d’une balle dans la tête.

 

Il y a donc 2 ans, des terroristes du Hamas se sont infiltrés en terre d’Israël via un tunnel qu’ils avaient eux-mêmes creusé, pour prendre à revers le tank dans lequel se trouvaient les jeunes soldats. Ils ont alors emmené Guilad dans la bande de Gaza et ont commencé leur chantage auprès du Gouvernement Israélien.

 

En deux ans, il n’y a eu aucune avancée dans sa libération. Il y a bien eu plusieurs lueurs d’espoirs mais sans résultats. A l’origine des négociations, le Hamas a proposé un plan d’échange à Israël en trois étapes. Tout d’abord ils transféraient leur prisonnier à l’Egypte ; de son côté Israël devait libérer 100 prisonniers, parmi lesquels des responsables d’attentats meurtriers, ainsi que toutes les femmes et les enfants. Ensuite le soldat serait remis aux autorités Israéliennes qui devaient s’engager à relâcher 350 autres prisonniers, et enfin pour finir l’échange, l’Etat hébreu devait encore libérer de ses prisons 500 hommes !

Cela ne ressemble en rien à un échange honnête et équitable, mais les Nations et l’ONU ne voient toujours rien qui mérite d’être sanctionné.

 

Finalement, selon certaines sources palestiniennes, les règles ont changé, et le Hamas exige maintenant que la totalité des détenus de leur liste, concernant les deux premières phases, soit libéré en une seule fois (je rappelle qu’elle comprend un grand nombre d’auteurs d’attentats et beaucoup d’autres volontaires à cela, mais qui souvent ont été arrêtés soit avant, soit pendant leur tentative d’assassinat). Le Premier Ministre israélien Ehoud Olmert refuse de céder à ce chantage, mais ne propose pour le moment rien d’autre à la famille de Guilad qui attend que leur fils soit délivré sain et sauf de ce cauchemar.

 

Nous étions, Mardi 24 au soir, à la veille de ses 2 ans de détention, à un rassemblement devant la maison du Premier Ministre, pour nous tenir aux côtés de la famille Shalit et les supporter dans leur souffrance. Son papa, Noam Shalit, lui a demandé, en colère, d’arrêter ses beaux discours et ses débats politiques, et de commencer à être actif : « Il faut agir, le temps des actes est venu ».

 

Du côté du Hamas, la guerre psychologique contre Israël continue. Il y a à peu près un an, les terroristes du groupe armé ont mis en scène l’enlèvement du soldat israélien, en recréant un tank en carton, le tunnel par lequel ils se sont infiltrés et allant même jusqu’à représenter Guilad Shalit par un acteur portant les mêmes lunettes que lui. Tout cela a été filmé et on peut même ressentir au travers de ces images l’esprit de « fête » qu’il y a autour de cette reconstitution macabre. Info Live TV en a diffusé des extraits lors d’un journal diffusé le 21 Juin 2007 : (http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-7020-israelnews-le-hamas-met-en-scene-lenlevement-de-guilad-shalit).

 

Dans cette situation qui semble bloquée, nous devons proclamer notre espérance, selon les paroles de David :

 « Il fait droit aux opprimés ; Il donne du pain aux affamés ; L’Eternel délivre les captifs ! » (Ps 146 : 7)

 

Ce n’est, en effet, pas dans l’homme que nous trouvons notre secours, mais dans le Dieu d’Israël, fidèle à Son alliance et à Ses promesses, et c’est à Lui que nous voulons crier pour libérer Ses captifs des mains de leurs oppresseurs !

« Il vit leur détresse, lorsqu’il entendit leurs supplications. Il se souvint en leur faveur de Son alliance ; Il eut pitié selon Sa grande bonté, et Il excita pour eux la compassion de tous ceux qui les retenaient captifs. » (Ps 106 : 45-46)

Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Actualité d'Israël
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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 19:15
Récemment, lors de l’attentat de la Yeshiva du Merkaz Harav, il s’est avéré que le terroriste arabe était porteur d’une carte d’identité bleue, c'est-à-dire de l’identité israélienne. On nous parle dans les médias de Juifs et d’Arabes Israéliens, de Druzes, d’Arabes Chrétiens, de Palestiniens, etc… Que représentent-ils ? sont-ils tous citoyens Israéliens ?

 

D’une manière générale, la population israélienne s’élève aujourd’hui à 7.230.000 habitants, comprenant 5.477.000 Juifs, 1.438.000 Arabes, et 315.000 « non-juifs », c'est-à-dire enregistrés comme chrétiens non-Arabes ou sans religion. Israël est devenu indépendant le 14 mai 1948 au titre officiel d’Etat juif et démocratique, et toute personne vivant sur ce territoire à ce moment donné, Juif, Arabe ou autre résident, est alors devenu officiellement Israélien. Depuis cette date, chaque Juif qui le désire a le droit de venir s’installer sur cette terre et d’en obtenir la citoyenneté, ainsi que certains Arabes, principalement pour des raisons de regroupement familial.

 

La majorité des Arabes Israéliens actuels sont donc les descendants directs des 150.000 Arabes qui restèrent dans les frontières de l’Etat Hébreu pendant et après la guerre d’Indépendance de 1948. Ils sont citoyens à part entière de l’Etat d’Israël et bénéficient d’une protection égale devant la loi ainsi que des mêmes droits que leurs concitoyens juifs (représentation à la Knesset, élire et être élu, etc.) :

 

« (L’Etat d’Israël) assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture ; il assurera la sauvegarde et l’inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations Unies ». (Extrait de la Déclaration d’Indépendance)

 

La langue arabe est la langue officielle au même titre que l’hébreu. L’unique différence entre les citoyens Arabes et les citoyens Juifs est que l’enrôlement dans l’armée israélienne ne leur est pas obligatoire (aux Arabes), mais ils peuvent y servir volontairement. Cette population Arabe est composée, d’un point de vue religieux, de 83% de musulmans (incluant les bédouins, 170.000), 9% de Druzes et 9% de Chrétiens.

 

Parlons maintenant de la particularité de Jérusalem, entre autres. Y vivent actuellement 220.000 Arabes, soit à peu près 33% de la population Yeroushalmite. Seulement, 95% d’entre eux ne sont pas citoyens de l’Etat d’Israël. Alors que sont-ils ? Ils sont décrits comme « Palestiniens de Jérusalem » et vivent dans les quartiers de Jérusalem-Est. Ils sont titulaires du statut spécial de « Résident permanent de l’Etat d’Israël ». Cette carte d’identité leur permet de vivre et travailler librement dans le pays, d’avoir droit aux caisses d’assurance nationale et médicale et de voter aux élections municipales mais non nationales. Cela date de la Guerre des Six Jours (1967). Entre 1948 et 1967, la région de Judée-Samarie dont fait partie Jérusalem (qu’on nommait Al Qouds, en arabe) se trouvait sous autorité jordanienne. Et dans cette ville jordanienne de Jérusalem vivaient 68.000 Arabes, citoyens jordaniens également. A la fin de la guerre, cette région est passée sous contrôle israélien, et c’est à ce moment-là que l’identité israélienne leur a été proposée, sans pour autant annuler leur propre passeport Jordanien. Mais la plupart ne l’ont pas demandée et sont alors restés avec ce statut de « résident permanent ».

 

A côté de cela, il y a le problème irrésolu et complexe des réfugiés palestiniens. Mais cela fera l’objet d’un nouvel article.

 

Voilà donc un résumé de qui est qui en Israël. Il y aurait bien sûr beaucoup plus à dire, et c’est bien souvent plus compliqué que cela, mais j’espère que ça vous donne une première idée de la situation.

Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Israël en détail
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 17:27
Saviez-vous qu’il y a dans le calendrier juif quatre jours marquants un début d’année ?  Mais avant d’en parler, il est important de savoir ce qu’est exactement ce calendrier juif. Il n’est pas comme le calendrier grégorien que nous utilisons. En effet, il n’est pas solaire, mais dépend à la fois de la lune et du soleil ; on l’appelle donc calendrier « luni-solaire ». Les semaines, qui commencent le Dimanche, sont de 7 jours, les mois sont lunaires et les années sont solaires. Il fonctionne sur douze mois de 29 ou 30 jours, ce qui fait un total de 354 jours à la fin de l’année. Donc afin de s’ajuster sur la révolution solaire, il y a tous les 3 ans environ l’ajout d’un mois, le mois d’Adar 2 (qui suit le mois d’Adar habituel). C’est pour cela que tous les ans, les dates des fêtes juives varient dans notre calendrier, alors qu’elles sont fixes dans le leur.      

 

Revenons à nos quatre débuts d’année. Il y a tout d’abord le 1er Tishri (Septembre/Octobre), Rosh Hashana, c'est-à-dire littéralement « tête de l’année ». C’est aujourd'hui le début de l’année civile, et à l’origine, le début de l’Automne avec la fin des moissons. En d’autres termes, et depuis longtemps chez les peuples du Moyen-Orient, cette date est le début de l’année agricole, c’est-à-dire économique. Selon la tradition juive, c’est également la fin de la création du monde, l’année 1 du calendrier hébreu, d’où le fait que les Juifs considèrent ce jour comme étant celui de la proclamation de la royauté de Dieu sur le monde, ce qui en fait un jour de grande réjouissance. Dans la Bible, on retrouve cette date sous le nom de Yom Terou’ah, jour où l’on sonne du shofar afin de rappeler le don de la loi par Dieu et donc Son alliance avec Israël : « Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. » (Lévitique 23 :24)

C’est aussi le jour du jugement de Dieu ou d’inscription par Dieu dans le « Livre de la Vie ». Il est suivi de 10 jours, jusqu’à Yom Kippour, le « jour du Grand Pardon », pendant lesquels chaque Juif peut se remettre en question et expier ses fautes.

 

Il y a ensuite le 1er Nisan (Mars/Avril) qui marque le début de l’année biblique. « Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron, en Egypte : Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année. » (Exode 12 :1). Dieu fait du 1er Nisan le début de l’année qui correspond alors à la délivrance du peuple d’Israël des Egyptiens ainsi que l’entrée du Printemps, l’Aviv. Cette date marque aussi le début de l’année de règne des rois, mais n’est plus considérée comme telle aujourd’hui (exception faite des Karaïtes, courant juif qui ne se fonde que sur la Bible hébraïque sans tradition orale, qui la considèrent toujours comme le nouvel an officiel, puisque biblique).

 

Vient après le 1er Elloul (Août/Septembre) qui est le nouvel an pour la dîme (10%) sur le bétail, et enfin le 15 Shevat (Janvier/Février), que l’on nomme en hébreu Tou bi-Shevat et qui est le nouvel an des arbres, Rosh Hashana le-Ilanot, où l’on donne la dîme des fruits. C’est pour tout ce qui concerne les lois sur l’agriculture.

 

Voilà les 12 mois (dans l’ordre biblique): Nissan, Iyar, Sivan, Tamuz, Av, Elloul, Tishri, Cheshvan, Kislev, Tevet, Shevat et Adar. Vous remarquerez peut-être que ces noms ne sonnent pas très hébreu. Et pour cause, ils sont dérivés de l’akkadien, c'est-à-dire babylonien, de la patrie d’Abraham. On les retrouve très peu dans la Bible (dans le livre d’Esther et quelques prophètes), étant surtout d’usage dans la tradition orale ; on parle quasiment toujours, bibliquement parlant, de "premier mois", "deuxième mois", et ainsi de suite.

Toutefois les communautés juives, y compris en Israël, utilisent comme calendrier civil le calendrier grégorien. Mais le calendrier juif est cependant essentiel en ce qui concerne toutes les dates de fêtes.

 

Pour finir, sachez que nous sommes actuellement en l’an 5768. Ce chiffre représente le nombre d’années depuis la création du monde, ou plus précisément depuis la fin de la création du monde qui est celle de l’homme. D’après la science, le monde est vieux de 15 milliards d’années. La Bible est-elle inexacte ? Eh bien non, rien ne prouve qu’elle a tort (la démonstration complète ici). En effet le calendrier juif n’a jamais pris en compte les 6 jours de la création du monde mais commence bien à la fin de ce sixième jour, à l’achèvement de l’âme humaine en Adam. Et ce détail n’est pas un prétexte pour rationaliser la Bible face aux nouvelles découvertes scientifiques. Les écrits du Talmud (commentaires de la Torah) rédigés il y a environ 1500 ans le précisaient déjà. Ce sont ces 6 jours mis à part qui, après un savant calcul de relation espace/temps sur la manière et le temps dont s’est formé l’Univers, sujet sur lequel je ne m’étendrai pas (mais je vous invite vraiment à lire toute la démonstration sur ce site : http://www.lamed.fr/societe/science/647.asp), font toute la différence. Vous serez surpris de voir qu’au final, en additionnant la durée réelle de ces 6 jours, on obtient pour âge de l’Univers 15,75 milliards d’années, ce qui correspond étrangement, et je dirais même « évidemment », à celui qu’obtient la cosmologie moderne.

 

La Science vient de Dieu, ne Lui enlevons pas la puissance qui Lui revient, en mettant Ses œuvres en doute, mais rendons-lui gloire pour Sa grandeur !

Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Israël en détail
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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /Avr /2008 15:43

 

 

Qui n’a pas entendu parlé du « mur de l’apartheid », ou encore « mur de la honte » qui se construit en Israël depuis Juin 2002 ? Ce mur que certains décrivent comme « le mal en train de se répandre, de défier les cieux et les récoltes, d’assoiffer les populations et les bêtes, de séparer les paysans de leurs champs, un frère d’une sœur, les hommes entre eux, les croyants de leurs lieux de prières, et bientôt de leur dieux, […] qui serpente sur la terre de Palestine, la défigure comme une cicatrice trop voyante. La vraie nature d’Israël, ténébreuse et démoniaque, dépouillée et lumineuse, enfin révélée… » (citations recueillies sur des sites pro-palestiniens français (Oumma, Capjpo, etc.).

 

Encore une fois, beaucoup de choses sont dites, mais bien plus nous sont cachées ou bien à peine évoquées. Qu’est-ce réellement que ce mur, ou pour être plus proche de la réalité, qu’est-ce que cette barrière ? En effet, sur une longueur totale de 730 km, 20 sont sous forme de mur, soit seulement  3% de cette barrière de sécurité, dans les zones exposées aux tirs et nécessitant donc une séparation solide.

C’est donc en Juin 2002 que le gouvernement israélien a déterminé le besoin de construire une barrière dans le but d’empêcher les meurtriers d’atteindre leur objectif, suite à une augmentation importante des attentats suicides depuis Octobre 2000 (2ème Intifada). Mais contrairement à ce que beaucoup disentet ce que l’on entend aux informations, ce n’est pas une frontière mais une mesure temporaire qu’Israël s’est vu obligée de prendre jusqu’à ce que le gouvernement palestinien se décide à mettre fin au terrorisme. C’est donc une mesure de légitime défense, et il est important de réaliser que le jour où le terrorisme cessera, et donc où l’Autorité palestinienne agira comme elle s’est engagée à le faire lors des accords d’Oslo en 1993 (empêcher le terrorisme, arrêter les terroristes, et mettre fin à l’incitation à la haine contre les israéliens), avec lui cessera le besoin d’existence de cette barrière. En effet, cette construction est réversible et ce n’est l’affaire que de quelques jours pour tout démanteler.


Nous avons donc d’un côté le terrorisme qui est un crime contre l’humanité, et de l’autre la barrière en construction pour protéger les civils en Israël, qu’ils soient juifs ou arabes, jeunes ou vieux, résidents permanents ou touristes.

Pas une seule famille en Israël n’a été épargnée mais toutes ont souffert la perte d’un proche dans un attentat, et c’est le rôle et l’engagement moral de toute démocratie que de permettre à ses ressortissants de vivre au sens le plus propre du terme. Aller au restaurant, à l’école, au cinéma, prendre le bus ou encore faire ses courses au marché ne devrait plus être considéré comme dangereux, et c’est pour cela qu’Israël a décidé de cette mesure de défense entre les kamikazes terroristes meurtriers et des civils innocents. Une barrière ça s’enlève, mais la mort…

 

Imaginez un instant l’équation qui est en jeu : le « droit au mouvement » pour les palestiniens, et le « droit à la vie » pour toute personne, sans distinction, du côté israélien ! En connaissance de tout cela, Israël fait de son mieux pour minimiser les dégâts que vont causer la barrière, et réduire le plus possible les inconvénients et désagréments possibles pour les civils directement concernés par le tracé de la barrière. Elle a été construite pour protéger les civils en Israël, mais également en considération de la population palestinienne, c’est-à-dire 41 portes de franchissements pour les fermiers, 11 points de passages et 5 terminaux pour le transfert de marchandises. De plus, quiconque en éprouve le besoin a le droit de porter plainte et faire appel, et plusieurs fois déjà Israël a fait changer ses plans de construction suite à de telles demandes. Le pays a également replanté 63.000 oliviers pour les fermiers palestiniens pour assurer leur existence malgré la construction de la barrière, et les quelques propriétaires affectés directement ont été dédommagés pour la réquisition de leur champs et la perte que cela peut causer sur 5 ans, tout en restant officiellement et légalement propriétaire de leur terre. Tout cela n’a rien à voir avec une volonté de nuire mais bien de se défendre. Attention à ne pas faire, comme beaucoup, un amalgame entre le mur de Berlin qui empêchait les gens de fuir vers la liberté et le mur de sécurité en Israël qui empêche les terroristes de venir se faire exploser.

 

Tout cela n’est malheureusement pas raconté dans les journaux. Mais les chiffres prouvent néanmoins l’efficacité de cette mesure : pas un seul terroriste n’a réussi à franchir la barrière de sécurité construite autour de la bande de Gaza, et après le début de la construction, les activités terroristes dans les zones concernées ont diminué de moitié.

 

En quelques mots, la barrière de sécurité est une mesure de légitime défense, efficace et temporaire due aux nombreuses attaques terroristes. Mais comme dans tout projet de l’homme il y a du bon et du mauvais, la balance n’est jamais parfaite. La solution où la balance serait égale de tout point de vue ne semble pouvoir venir que d’en haut, que du créateur de toute chose. S’Il a su donner l’équilibre à la Terre et aux planètes, alors Il saura instaurer Sa paix en Israël, selon Ses promesses : « Il sera le juge des nations, L’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes: Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, Et l’on n’apprendra plus la guerre. » (Esaïe 2 : 4).

Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Actualité d'Israël
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 18:07

Enterrement-Jeunes-Yeshiva-Markaz-harav.jpg Il y a quelques jours, à l’entrée de la ville de Jérusalem s’est produit un événement dramatique dont vous avez sûrement entendu parler dans les journaux. Après 2 ans sans attentats dans la ville (sans compter bien sûr toutes les tentatives qui échouent presque quotidiennement), un terroriste s’est introduit dans une importante Yeshiva de la ville et à fait feu sur les étudiants. La fusillade a durée une dizaine de minutes durant lesquelles le meurtrier a tiré à la kalachnikov entre 500 et 600 balles, tuant 8 jeunes étudiants et en blessant 35 autres, dont 3 grièvement. Parmi ces jeunes victimes, deux étaient âgés de 15 ans, deux autres de 16 ans, deux de 18 ans, un jeune de 19 ans et le dernier avait 26 ans. A ce moment là, 80 étudiants religieux fêtaient Rosh ‘Hodesh, c'est-à-dire le début du mois d’Adar II, qui est le mois de la fête de Pourim, fête de grande réjouissance.

Ce terroriste était un arabe israélien de Jérusalem Est. Il s’est déguisé en étudiant juif religieux et est entré dans la librairie de la Yeshiva. Il portait une ceinture pleine de munitions et un gilet pare-balles. Après avoir achevé d’une balle dans la tête plusieurs blessés, il a finalement été tué par un officier de Tsahal qui s’est précipité sur les lieux en entendant les coups de feu.

 

Au même moment, à Gaza, après que l’attentat ait été confirmé, se sont des scènes de joie qui commencent dans les rues. Des bonbons sont distribués aux enfants, on tire à la mitraillette dans les airs, les gens se réjouissent du malheur d’Israël ! Certains disent que cet attentat est en réponse à une incursion israélienne dans Gaza, mais il n’est ici pas du tout question d’un cycle de violence « attaques, contre-attaque, représailles, revanche, etc…», car les terroristes n’ont pas besoin de raison pour répandre la terreur. Ce qui les conduit dans ces actions n’a jamais été la compassion envers leur peuple qui souffre, mais bien, et eux-mêmes le crient haut et fort et le clament sur les vidéos qu’ils enregistrent avant les attaques, la haine d’un peuple qu’ils veulent voir disparaître, c'est-à-dire le peuple Juif et le nom d’Israël. Mais jamais la population juive israélienne ne s’est réjouie de la mort d’un civil palestinien, ni même de celle de chefs terroristes.

 

Mais dans les prophéties du prophète Abdias, Dieu prévient le peuple Arabe :
« Tu ne devais pas te réjouir en voyant tes frères au moment où ils étaient perdus. Tu ne devais pas être joyeux au moment où ils étaient détruits, ni les insulter au moment où le malheur les frappait. Tu ne devais pas entrer dans la ville de mon peuple (Israël) au moment où il était détruit. Tu ne devais pas te réjouir de son malheur au moment où il était perdu, ni prendre ses richesses au moment où il était pillé. Tu ne devais pas te placer aux carrefours pour tuer ceux qui fuyaient, ni livrer aux ennemis ceux qui étaient toujours en vie au moment du malheur. Oui, il est proche, le jour où moi, le SEIGNEUR, je jugerai tous les peuples. On te fera ce que tu as fait aux autres. Tes actes mauvais retomberont sur ta tête. » (Abdias v. 12-15)

Dieu savait ce qui allait se passer, et on assiste aujourd’hui à tout cela, comme Il l’a annoncé : la destruction, les embuscades, le pillage, les insultes, les réjouissances lors du malheur d’Israël…

  map_invalid_02.jpg

Malheureusement, la propagande et l’incitation à la haine contre les Juifs et le pays commence dès le plus jeune âge et continue tout au long de la vie de ces jeunes palestiniens par de fausses informations (dans les livres d’étude notamment où la nation d’Israël n’existe même plus !), par des festins de mensonges à volonté… Cela crée le malheur de beaucoup, au sein de ce peuple palestinien, prisonniers d’un gouvernement (l’Autorité Palestinienne) qui ne met rien en place pour lutter contre le terrorisme et qui ne redistribue pas les millions d’Euros et de Dollars des nations là où il est sensé le faire. Et ce qui est triste c’est qu’Israël ne peut rien pour eux justement à cause de cette répression anti-israélienne menée par le Jihad Islamique et le ‘Hamas ainsi que les autres groupes terroristes alentours. Régulièrement des civils palestiniens sont exécutés pour la seule faute de vouloir faire la paix avec Israël, même sur des soupçons infondés. Ces gens-là ont bien compris qu’ils ont tout à gagner à vivre en paix : la sécurité (défense, hôpitaux…), le travail, l’éducation… Et face à cela, Israël est impuissant, à moins de mettre en danger ses propres civils, ce qui, pour toute démocratie, est inacceptable.

 

Au milieu de tout cela il y a des cessez-le-feu, des trêves, mais une paix durable est humainement impossible. C’est pourtant ce que recherchent les civils israéliens et palestiniens, pour ceux qui réalisent l’état de la situation. Mais tant que des groupes terroristes imposeront une dictature, ou encore que des gouvernements alentours, comme l’Iran, auront comme but premier de « rayer Israël de la carte », comment peut-on imaginer une fin heureuse ? Tant qu’il y a aura la moindre graine de haine et de désir d’annihilation complète du peuple Juif et d’Israël, il y aura toujours un obstacle infranchissable.

 

Mais les prophètes nous donnent une saine et vraie espérance qui n’est pas humaine, mais divine, et c’est à cela que l’on peut s’accrocher, car si les autres prophéties s’accomplissent, alors on peut avoir l’assurance que celles-là aussi verront leur jour venir :

« Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre ; On ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l’esprit. Réjouissez–vous plutôt et soyez à toujours dans l’allégresse, à cause de ce que je vais créer ; car je vais créer Jérusalem pour l’allégresse, et son peuple pour la joie. Je ferai de Jérusalem mon allégresse, et de mon peuple ma joie ; on n’y entendra plus le bruit des pleurs et le bruit des cris. […]Le loup et l’agneau paîtront ensemble, le lion, comme le boeuf, mangera de la paille, et le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte, dit l’Eternel. » (Esaïe 65 : 17-19 ; 25)



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Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Actualité d'Israël
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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 07:53
Le 20 novembre dernier, le sol d’Israël était secoué par un séisme de magnitude 4.5 sur l’échelle de Richter. Il s’est ressenti aux quatre extrémités du pays, à Haïfa, Tel Aviv, Jérusalem et Eilat. Il n’a heureusement causé aucun dégât, mais il nous rappelle certaines réalités bibliques liées à des tremblements de terre en Israël, comme par exemple dans Zacharie 14 :4, parlant de l’avènement du Messie à Jérusalem : « Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’Orient ; la montagne des Oliviers se fendra par le milieu, à l’orient et à l’occident, et il se formera une très grande vallée : une moitié de la montagne reculera vers le septentrion (le nord), et une moitié vers le midi (le sud) ».Il est aussi question dans l’Apocalypse, de deux tremblements de terre important annonçant la fin des temps et par là même la venue du Messie : « A cette heure-là, il y eu un grand tremblement de terre, et la dixième partie de la ville tomba ; sept mille hommes furent tués dans ce tremblement de terre, et les autres furent effrayés et donnèrent gloire au Dieu du ciel » (Apo 11 : 13), « et il y eu des éclairs, des voix, des coups de tonnerre, et un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y en avait jamais eu depuis que l’homme est sur la terre » (Apo 16 : 18). Ces phénomènes doivent arriver selon les Ecritures dans des régions proches de Jérusalem.

  Rift-africain.jpeg

Des scientifiques ont révélé qu’environ tous les siècles ou demi-siècles la région d’Israël était fortement secouée, les deux derniers violents séismes datant de 1927, centralisé à Jéricho (24 km de Jérusalem) avec une magnitude de 6.3, et 1995, partant du Golfe d’Akaba dans le Sud d’Israël, avec une magnitude de 7.2 sur l’échelle de Richter. Cela s’explique simplement par le fait qu’Israël se trouve le long de la Vallée du Rift Africain. C’est une grande faille géologique qui s’étend sur 4800 km de la Syrie au Mozambique et qui passe par la mer Morte. C’est d’ailleurs elle qui est à l’origine de la Vallée du Jourdain : la ville de Tibériade se situe à 212 mètres au-dessous du niveau de la mer, et plus au Sud, on se retrouve à la Mer Morte, le point le plus bas du globe à -417m. Cette faille est aussi à l’origine de grands lacs (Kivu, Tanganyika, Malawi) et de montagnes (le Kilimandjaro, le mont Kenya). En moyenne la vitesse d’ouverture de la faille est de 10mm/an, ce qui ne se ressent pas dans la vie de tous les jours mais crée inévitablement une constante accumulation de pression dans le sol de toute la région. Et lorsque cette pression est relâchée, alors nous assistons à des catastrophes comme il y a eu en Turquie en 1999 ou à Bam en Iran. Le gouvernement israélien est bien au courant de la situation et connaît les risques. En effet, sauf un miracle de Dieu, les pertes humaines et les dégâts seraient considérables puisqu’aucun bâtiment datant d’avant 1990 n’a été bâti pour faire face à ce cas de figure, ni même les centres industriels et usines du pays. Et dernièrement près de la moitié des chefs de la police du pays s’est réuni pour discuter de l’imminence d’un séisme de grande envergure qui causerait d’après leurs premières estimations 30 000 victimes et la destruction de la Vieille Ville de Jérusalem qui est bâtie sur des couches de ruines et de débris.

  zahal_idf_israel_defense_forces_metal_hat_badge.jpg

Vous vous dites sûrement que puisque le gouvernement est au courant de la situation, des mesures vont être prises rapidement. Seulement c’est loin d’être aussi facile, car ce danger ne fait que s’ajouter à une liste déjà longue de choses auxquelles Israël doit faire face quotidiennement, avec en tête de liste le terrorisme. Le pays est constamment en état d’alerte à cause de ses pays voisins mais la menace vient aussi de l’intérieur même du territoire. Chaque jour sans exceptions, grâce à Dieu, des attentats sont déjoués et beaucoup de ressources sont nécessaires pour arriver à un tel résultat. A cela s’ajoute les coûts de la dernière guerre au Liban et de celles qu’on peut déjà voir venir, notamment avec la Syrie et le Hesbollah. Tout le budget du petit pays est englouti. Le problème de l’eau est aussi très prenant et très coûteux. Et malheureusement, si Israël se relâche dans un de ces deux principaux domaines, je peux dire sans exagérer que c’est la survie du pays qui est en jeu. C’est pour cela qu’aucune mesure ou très peu ne peut être prise concernant ces risques sismiques, quelle qu’en soit la gravité estimée. Toutefois tout ce qui peut être fait pour assurer un minimum de sécurité à la population est déjà mis en œuvre.

 

Mais le côté positif dans tout ça, ce qui nous donne une réelle espérance, c’est que Dieu nous a déjà révélé à travers Sa Parole que ces choses arriveront, et comme l’a dit Jésus en parlant de ces temps qui sont les notres, « De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche. » (Luc 21 : 31) Alors réjouissons-nous ! non pas de la catastrophe à venir mais de ce que la Parole de Dieu est vraie et s’accomplie dans notre temps !

 

 

Quelques sources :

http://www.col.fr/breve-1046.html

http://www-org.guysen.com/print.php?sid=5612

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rift_africain

http://www.kjvbible.org/geology_prophecy.html

 

Par Cédric FRUHINSHOLZ - Publié dans : Actualité d'Israël
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