La barrière de sécurité

Publié le par Cédric FRUHINSHOLZ

 

 

Qui n’a pas entendu parlé du « mur de l’apartheid », ou encore « mur de la honte » qui se construit en Israël depuis Juin 2002 ? Ce mur que certains décrivent comme « le mal en train de se répandre, de défier les cieux et les récoltes, d’assoiffer les populations et les bêtes, de séparer les paysans de leurs champs, un frère d’une sœur, les hommes entre eux, les croyants de leurs lieux de prières, et bientôt de leur dieux, […] qui serpente sur la terre de Palestine, la défigure comme une cicatrice trop voyante. La vraie nature d’Israël, ténébreuse et démoniaque, dépouillée et lumineuse, enfin révélée… » (citations recueillies sur des sites pro-palestiniens français (Oumma, Capjpo, etc.).

 

Encore une fois, beaucoup de choses sont dites, mais bien plus nous sont cachées ou bien à peine évoquées. Qu’est-ce réellement que ce mur, ou pour être plus proche de la réalité, qu’est-ce que cette barrière ? En effet, sur une longueur totale de 730 km, 20 sont sous forme de mur, soit seulement  3% de cette barrière de sécurité, dans les zones exposées aux tirs et nécessitant donc une séparation solide.

C’est donc en Juin 2002 que le gouvernement israélien a déterminé le besoin de construire une barrière dans le but d’empêcher les meurtriers d’atteindre leur objectif, suite à une augmentation importante des attentats suicides depuis Octobre 2000 (2ème Intifada). Mais contrairement à ce que beaucoup disentet ce que l’on entend aux informations, ce n’est pas une frontière mais une mesure temporaire qu’Israël s’est vu obligée de prendre jusqu’à ce que le gouvernement palestinien se décide à mettre fin au terrorisme. C’est donc une mesure de légitime défense, et il est important de réaliser que le jour où le terrorisme cessera, et donc où l’Autorité palestinienne agira comme elle s’est engagée à le faire lors des accords d’Oslo en 1993 (empêcher le terrorisme, arrêter les terroristes, et mettre fin à l’incitation à la haine contre les israéliens), avec lui cessera le besoin d’existence de cette barrière. En effet, cette construction est réversible et ce n’est l’affaire que de quelques jours pour tout démanteler.


Nous avons donc d’un côté le terrorisme qui est un crime contre l’humanité, et de l’autre la barrière en construction pour protéger les civils en Israël, qu’ils soient juifs ou arabes, jeunes ou vieux, résidents permanents ou touristes.

Pas une seule famille en Israël n’a été épargnée mais toutes ont souffert la perte d’un proche dans un attentat, et c’est le rôle et l’engagement moral de toute démocratie que de permettre à ses ressortissants de vivre au sens le plus propre du terme. Aller au restaurant, à l’école, au cinéma, prendre le bus ou encore faire ses courses au marché ne devrait plus être considéré comme dangereux, et c’est pour cela qu’Israël a décidé de cette mesure de défense entre les kamikazes terroristes meurtriers et des civils innocents. Une barrière ça s’enlève, mais la mort…

 

Imaginez un instant l’équation qui est en jeu : le « droit au mouvement » pour les palestiniens, et le « droit à la vie » pour toute personne, sans distinction, du côté israélien ! En connaissance de tout cela, Israël fait de son mieux pour minimiser les dégâts que vont causer la barrière, et réduire le plus possible les inconvénients et désagréments possibles pour les civils directement concernés par le tracé de la barrière. Elle a été construite pour protéger les civils en Israël, mais également en considération de la population palestinienne, c’est-à-dire 41 portes de franchissements pour les fermiers, 11 points de passages et 5 terminaux pour le transfert de marchandises. De plus, quiconque en éprouve le besoin a le droit de porter plainte et faire appel, et plusieurs fois déjà Israël a fait changer ses plans de construction suite à de telles demandes. Le pays a également replanté 63.000 oliviers pour les fermiers palestiniens pour assurer leur existence malgré la construction de la barrière, et les quelques propriétaires affectés directement ont été dédommagés pour la réquisition de leur champs et la perte que cela peut causer sur 5 ans, tout en restant officiellement et légalement propriétaire de leur terre. Tout cela n’a rien à voir avec une volonté de nuire mais bien de se défendre. Attention à ne pas faire, comme beaucoup, un amalgame entre le mur de Berlin qui empêchait les gens de fuir vers la liberté et le mur de sécurité en Israël qui empêche les terroristes de venir se faire exploser.

 

Tout cela n’est malheureusement pas raconté dans les journaux. Mais les chiffres prouvent néanmoins l’efficacité de cette mesure : pas un seul terroriste n’a réussi à franchir la barrière de sécurité construite autour de la bande de Gaza, et après le début de la construction, les activités terroristes dans les zones concernées ont diminué de moitié.

 

En quelques mots, la barrière de sécurité est une mesure de légitime défense, efficace et temporaire due aux nombreuses attaques terroristes. Mais comme dans tout projet de l’homme il y a du bon et du mauvais, la balance n’est jamais parfaite. La solution où la balance serait égale de tout point de vue ne semble pouvoir venir que d’en haut, que du créateur de toute chose. S’Il a su donner l’équilibre à la Terre et aux planètes, alors Il saura instaurer Sa paix en Israël, selon Ses promesses : « Il sera le juge des nations, L’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, Et de leurs lances des serpes: Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, Et l’on n’apprendra plus la guerre. » (Esaïe 2 : 4).

Publié dans Actualité d'Israël

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bigeni 08/04/2008 20:06

merci cedric pour ce bon message sur Israel qui est toujours très intéressantisous YAELLE

Matthieu 08/04/2008 17:48

Merci Cédric de nous informer.